Bonjour à tous,Pour ceux qui veulent réfléchir sur le sens de leur vie, chercher Dieu, le trouver, le suivre.
dimanche 13 janvier 2008
L'Art pour Dieu
Bonjour à tous,dimanche 6 janvier 2008
Evangéliser -est-ce encore souhaitable et possible?
Bonjour,
Voici le lien et la conclusion d'une récente note de la congrégation sur la nécessité d'évangéliser. Comme nous sommes souvent pétrifiés à l'idée de parler de notre Foi et de Dieu à nos amis, un petit retour aux sources ne fait pas de mal. Oui, nous sommes appellés par le Christ à annoncer la bonne nouvelle de son salut à nos concitoyens. Raphaël
13. L’Église ne peut jamais faillir à sa mission évangélisatrice, car la présence du Seigneur Jésus dans la force de l’Esprit Saint, selon sa promesse, ne lui fera jamais défaut: « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Les relativismes actuels et les irénismes dans le domaine religieux ne sont pas un motif valable pour faillir à cet onéreux mais fascinant engagement, qui appartient à la nature même de l’Église et qui constitue « sa tâche primaire »[54].
« Caritas Christi urget nos – l’amour du Christ nous presse » (2 Co 5, 14) : la vie d’un grand nombre de fidèles en témoigne, eux qui, mus par l’amour de Jésus, ont lancé, tout au long de l’histoire de l’Église, des initiatives et des œuvres en tout genre, pour annoncer l’Évangile au monde entier et dans tous les secteurs de la société.
Cela tient lieu d’avertissement et d’invitation pérennes pour chaque génération chrétienne afin qu’elle mette en œuvre avec générosité le mandat du Christ. Comme le rappelle de fait le Pape Benoît XVI, « l'annonce et le témoignage de l'Évangile sont même le premier service que les chrétiens doivent rendre à chaque personne et au genre humain tout entier, appelés à transmettre à tous l'amour de Dieu qui se manifeste en plénitude dans l'unique Rédempteur du monde, Jésus Christ »[55].
L’amour qui vient de Dieu nous unit à Lui et « surpasse nos divisions et nous fait devenir un, jusqu’à ce que, à la fin, Dieu soit “tout en tous” (1 Co 15, 28) »[56].
vendredi 28 décembre 2007
Joyeux Noël à tous - homélie de Benoit XVI
« Dans l’étable de Bethléem, le ciel et la terre se rejoignent. »Voici un extrait de l'homélie prononcée par Benoît XVI le 24 décembre, au cours de la messe de Minuit
Chers Frères et Sœurs, « Pour Marie, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (cf. Lc 2, 6ss). De manière toujours nouvelle, ces mots nous touchent le cœur. Il est arrivé le moment annoncé par l’Ange à Nazareth : « Tu vas enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut » (cf. Lc 1, 31). Il est arrivé le moment attendu par Israël depuis tant de siècles, durant tant d’heures sombres – le moment attendu en quelque sorte par toute l’humanité à travers des figures encore confuses : le moment où Dieu prendrait soin de nous, où il ne serait plus caché, où le monde deviendrait sain et où il renouvellerait tout. Nous pouvons imaginer par quelle préparation intérieure, avec quel amour Marie est allée au devant de cette heure. La courte notation « elle l’emmaillota » nous laisse entrevoir une part de la joie sainte et de l’empressement silencieux de cette préparation. Les langes étaient prêts pour que l’enfant puisse être bien accueilli. Mais dans la salle commune, il n’y avait pas de place. D’une certaine façon, l’humanité attend Dieu, elle attend qu’il se fasse proche. Mais quand arrive le moment, il n’y a pas de place pour lui. Elle est si occupée d’elle-même, elle a besoin de tout l’espace et de tout le temps de manière si exigeante pour ses propres affaires qu’il ne reste rien pour l’autre – pour le prochain, pour le pauvre, pour Dieu. Et plus les hommes deviennent riches, plus ils remplissent tout d’eux-mêmes. Et moins l’autre peut y entrer.Dans son Évangile, saint Jean, allant à l’essentiel, a approfondi la brève allusion de saint Luc sur la situation à Bethléem : « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu » (1, 11). ...
...Dans l’étable de Bethléem, le ciel et la terre se rejoignent. Le ciel est venu sur la terre. C’est pourquoi, de là émane une lumière pour tous les temps; c’est pourquoi, là s’allume la joie; c’est pourquoi, là naît le chant. Au terme de notre méditation de Noël, je voudrais citer une parole extraordinaire de saint Augustin. Interprétant l’invocation de la Prière du Seigneur : « Notre Père qui est aux cieux », il se demande : quel est ce ciel ? Où est-il ce ciel ? Et suit une réponse étonnante : « … qui est aux cieux – cela signifie : dans les saints et dans les justes. En effet, les cieux sont les corps les plus élevés de l’univers, mais, étant cependant des corps, qui ne peuvent exister sinon en un lieu. Si toutefois on croit que le lieu de Dieu est dans les cieux comme dans les parties les plus hautes du monde, alors les oiseaux seraient plus heureux que nous, parce qu’ils vivraient plus près de Dieu. Mais il n’est pas écrit : ‘Le Seigneur est proche de ceux qui habitent sur les hauteurs ou sur les montagnes, mais plutôt : ‘Le Seigneur est proche du cœur brisé’ (Ps 34 [33], 19), expression qui se réfère à l’humilité. Comme le pécheur est appelé ‘terre’, ainsi, à l’inverse, le juste peut être appelé ‘ciel’ » (Serm. in monte II 5, 17). Le ciel n’appartient pas à la géographie de l’espace, mais à la géographie du cœur. Et le cœur de Dieu, dans cette Nuit très sainte, s’est penché jusque dans l’étable : l’humilité de Dieu est le ciel. Et si nous entrons dans cette humilité, alors, nous toucherons le ciel. Alors, la terre deviendra aussi nouvelle. Avec l’humilité des bergers, mettons-nous en route, en cette Nuit très sainte, vers l’Enfant dans l’étable ! Touchons l’humilité de Dieu, le cœur de Dieu ! Alors, sa joie nous touchera et elle rendra le monde plus lumineux. Amen.