samedi 2 juin 2007

Souffrir et sourire

Récemment, j'ai lu une phrase de Saint Augustin que je trouve magnifique.

"Il n'est pas bon de souffrir, mais il est bon d'avoir souffert"

Cette question de la souffrance est importante. On voit bien que quand on cherche à éliminer la souffrance de notre vie, cela peut être un bon moyen pour tomber dans des situations de souffrances bien pire encore. (drogues, alcool...)

Le Christianisme, nous apprend que parfois la souffrance est inévitable et que plutôt que l'éviter par des subterfuges, nous devons l'accepter, l'offrir, patienter et sourire.

Avez-vous lu le livre d'un pasteur méthodiste, Merlin Carothers, la puissance de la louange? Ce livre nous incite à louer Dieu dans les épreuves!!!

Merlin Carothers raconte que lorsque des personnes viennent lui confier leur détresse, il ne fait pas de discours mais il leur dit :
« Mettons-nous à genoux et remercions Dieu pour la situation dans laquelle vous vous trouvez ».

Quand ces personnes acceptent de louer Dieu en croyant que Celui-ci les aime et qu'il va faire quelque chose de tout à fait merveilleux pour eux, eh bien quelque chose en effet se passe dans leur vie.

Notre Dieu est un Dieu d'amour, qui souffre avec nous. Il est un père qui n'est pas insensible à nos peines, et si nous lui demandons, il vient nous aider, et même nous prendre dans ses bras si nous n'en pouvons plus. Et même si nous ne lui demandons pas il vient nous porter, nous aider.

Voilà le sens de la Croix. La beauté de la Croix.

Il vient porter nos souffrances avec nous. "Y a t'il de plus grand que de donner sa vie pour ses amis", nous dit'il? Et de par ce fait, la souffrance devient un chemin non plus de désespoir mais un chemin de conversion, de transformation. La souffrance peut nous rendre plus humain.

C'est la conversation que j'avais avec des amis cette semaine. Nous parlions d'une personne très humaine, très sage et qui avait paradoxalement beaucoup souffert dans sa vie.
Hasard?

Connaissez vous l'histoire de Joseph de l'ancien Testament. (Genèse 37 – 50).

C'est une histoire qui me touche beaucoup. Une histoire à faire pleurer. Une histoire si actuelle en même temps. Joseph vendu par ses frères par jalousie (Ils l'auraient bien tué, si l'un des leurs ne les avaient pas empêchés), passe successivement d'une situation d'esclave à une situation de second du pharaon. (un vrai feuilleton). Il sauvera finalement ses frères de la famine, des années plus tard en leur pardonnant. D'où Joseph a trouvé la force de faire face à toute cette violence dans sa vie, et même de ses proches?

De sa confiance indéfectible en Dieu son père.

Voilà le secret, pour sourire quand nous souffrons,

en redisant la phrase de Saint Paul :

Tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu!

dimanche 27 mai 2007

Choisis la vie!

Quelle peine que la nouvelle de ces deux jeunes filles qui ont tenté de se suicider en Corse.

Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes comme on le sait et nous sommes tous concernés. J'ai moi même perdu un très bon ami quand j'avais 18 ans. Rien n'aurait pu me faire penser qu'il avait de telles pensées. Et pourtant, peut être que je ne me tromperai pas de beaucoup en disant que cette idée nous a tous traverser l'esprit à un moment de déprime ou de souffrance.

Quelles idées pourraient également nous traverser l'esprit pour avoir le goût de tenir bon et de choisir la vie. Je vous propose de commencer à noter des idées et n'hésitez pas à rajouter les vôtres.
La vie, c'est un cadeau. On ne la pas choisie.
On le reçoit. Mais on le reçoit de Dieu pat nos parents. Et nous sommes portés par tous ceux qui nous aiment, grands parents, frères et soeurs, amis et amies.


Se supprimer, c'est refuser ce cadeau.
C'est aussi mépriser l'amour que les autres nous portent, c'est se croire seule alors que nous sommes tous solidaires les uns des autres. C'est une chose très forte que j'ai ressenti lors du suicide de cet ami et que j'ai partagé avec la dizaine d'amis qui étaient présent à l'enterrement : le fait que notre amitié n'ait pas fait le poids dans sa tête.
Vivre, c'est accepter les choses comme elles sont, et si on ne les acceptent pas c'est savoir attendre, savoir patienter, sur qu'après l'orage revient le beau temps.
Sur que quand la rivière sort de son lit, elle revient tôt ou tard à sa place.
Choisir la vie, c'est croire que la vie en vaut la peine.
Combien de fois, après des périodes difficiles nous expérimentons des périodes douces et heureuses qui nous prouvent qu'il valait la peine d'attendre.
Nous avons tous une responsabilité auprès de tous en montrant le bon exemple, en nous efforçant d'être heureux. En en prenant les moyens. En réfléchissant à notre vie, à notre projet de vie.
Sourire peut être notre premier effort pour montrer à tous que la vie en vaut la peine.
Voici des recettes pour garder le sourire ou le retrouver et communiquer ainsi le goût de vivre :
Demander pardon aux autres si tu les as offensé, prier en vérité, se confesser, faire du sport, être sincère avec soi même et avec les autres, être en adéquation avec ses choix.
Voici des actes positifs qui soufflent sur notre désir de vivre.
J'ai oublié plein de choses importantes bien sur : faire le bien, être positif, rendre service, penser aux autres avant de penser à soi, travailler en soignant les détails.... le travail est important dans la vie. Il vaut la peine de bien réfléchir et de se donner les moyens de faire le métier qu'il nous plait.
A nous de jouer pour montrer aux plus jeunes que la vie est belle, que la vie vaut la peine d'être vécu, au delà même des difficultés et des contrariétés.
Quels leçons nous donnent nos frères malades ou handicapés.
Oui notre vie est précieuse et nous sommes ici pour quelque chose, et même mieux pour quelqu'un.
A nous de jouer! Ce juste combat peut nous rendre heureux en rendant heureux ceux qui nous entourent.
Bonne semaine,
Raphaël

samedi 19 mai 2007

Aimes moi tel que tu es!

Aime-moi tel que tu es, est une très belle prière écrite par Mère Thérésa que je ne résiste pas à vous livrer et qui pourra beaucoup nous aider à prier.

Bonne semaine,


Raphael






Je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme ; la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances ; je te dis quand même : Donne-moi ton cœur, aime-moi tel que tu es.



Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu ne M’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu voudras ne jamais connaître, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu, je ne te promets de ne pas M’aimer.

Aime-moi tel que tu es.


A chaque instant et dans quelque position que tu te trouves, dans la ferveur et dans la sécheresse, dans la fidélité ou dans l’infidélité.

Aime-moi tel que tu es.


Je veux l’amour de ton cœur indigent ; si pour M’aimer, tu attends d’être parfait, tu ne M’aimeras jamais. Ne pourrais-je pas faire de chaque grain de sable un séraphin tout radieux de pureté, de noblesse et d’amour ? Ne pourrais-je pas, d’un seul signe de ma volonté, faire surgir du néant des milliers de saints, mille fois plus parfaits et plus aimants que ceux que j’ai créé ? Ne suis-je pas le Tout-Puissant ?
Et s’il me plaît de laisser pour jamais dans le néant, ces êtres merveilleux et leur préférer ton pauvre amour !

Mon enfant, laisse-moi t’aimer, je veux ton cœur. Je compte bien te former, mais en attendant, je t’aime comme tu es.

Et je souhaite que tu fasses de même ; je désire voir, du fond de ta misère, monter l’amour. J’aime en toi jusqu’à ta faiblesse. J’aime l’amour des pauvres : je veux que, de l’indigence, s’élève continûment ce cri :"Seigneur, je vous aime." C’est le chant de ton cœur qui m’importe. Qu’ai-je besoin de ta science et de tes talents ?
Ce ne sont pas des vertus que je te demande, et si je t’en donnais, tu es si faible que bientôt l’amour-propre s’y mêlerait ; ne t’inquiète pas de cela. J’aurais pu te destiner à de grandes choses ; non tu seras le serviteur inutile, je te prendrai même le peu que tu as, car je t’ai créé pour l’amour.

Aime ! L’amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses ; ne cherches qu’à remplir le moment présent de ton amour.

Aujourd’hui, je me tiens à la porte de ton cœur comme un mendiant, Moi, le Seigneur des Seigneurs. Je frappe et j’attends, hâte-toi de m’ouvrir, n’allègue pas ta misère. Ton indigence, si tu la connaissais pleinement, tu mourrais de douleur. Cela seul qui pourrait me blesser le cœur, ce serait de te voir douter et manquer de confiance.
Je veux que tu penses à Moi, à chaque heure du jour et de la nuit. Je ne veux pas que tu poses l’action la plus insignifiante pour un motif autre que l’amour. Quand il te faudra souffrir, je te donnerai la force ; tu m’as donné l’amour, je te donnerai d’aimer au-delà de ce que tu as pu rêver.

Mais souviens-toi : aime-moi tel que tu es. N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’Amour, sinon tu n’aimeras jamais.